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- Membre : Bande Originale De Film

DISNEY - Aladdin (1992)
Par MARCO STIVELL le 13 Mars 2018          Consultée 347 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

John Musker et Ron Clements, réalisateurs qui ont donné (un si beau) corps à La Petite Sirène d'Andersen, se tiennent en retrait pendant que La Belle et la Bête, produit sans eux, émerveille nombre d'enfants et d'adultes. Avec Aladdin, l'année suivante, ils frappent un nouveau coup et bien fort, se chargeant de délaisser l'Europe froide et vieille pour redonner à DISNEY les couleurs chaudes de 1990, encore mieux que le film de La Bande à Picsou qui reprenait la même base.

À Agrabah, cité gouvernée par un sultan, Aladdin, aidé par son singe Abu, est un voleur bien connu qui échappe toujours aux gardes, qui cherche à survivre et rêve d'habiter au palais royal. Il rencontre par hasard la fille du sultan, Jasmine, dont il tombe amoureux et réciproquement, alors qu'elle cherche à fuir sa vie toute tracée par l'obligation de se marier à un prince. Dans leur ombre, Jafar, le grand vizir, et son perroquet Iago, dont le but est de renverser le sultan et sa fille, complotent pour trouver une lampe mystérieuse enfouie dans une grotte du désert ensorcelée et dangereuse, la Caverne aux Merveilles. Le sort veut qu'une seule personne peut y entrer : Aladdin.

L'idée d'adapter l'un des contres les plus célèbres des Mille et une Nuits vient en grande partie du parolier défunt, Howard Ashman, qui avec le compositeur Alan Menken (ils sont le duo à l'origine des bandes originales de La Petite Sirène et La Belle et la Bête, pour rappel), souhaite monter une forme de comédie musicale pour dessin animé, à l'ancienne. Ashman meurt en laissant trois chansons complètes, et Tim Rice, spécialiste du genre (Jesus Christ Superstar, Evita, "Octopussy" pour la saga James Bond) aide Menken à en terminer deux autres : "One Jump Ahead"/"Je Vole" et "A Whole New World"/"Ce Rêve Bleu".

Menken et Ashman ont des idées de génie, c'est bien le cas de le dire. Puisqu'on parle de passé, les concepteurs s'inspirent du Voleur de Bagdad, belle production de l'année 1940, jusque dans les noms de Jafar et d'Abu. Avant 1992, DISNEY n'avait que peu misé sur des héros humains masculins et forts auprès du public, mis à part Peter Pan. Et voilà qu'Aladdin, le garçon, non content d'avoir sa chanson seul ("One Jump Ahead"/"Je Vole") dès les premières secondes du film, et quoique la moins bonne de toutes, nous permet de retrouver l'esprit swing des vieux films, avec une batterie virtuose, des cuivres étincelants, des chorales masculines (les gardes) et féminines (les dames du peuple) en réponse...

On peut dire que c'est réussi, mais avant tout, d'un point musical, il y a le Génie ! Spécialement créé pour Robin Williams et grâce à son talent d'improvisateur, l'illustre acteur de Good Morning Vietnam et le Cercle des Poètes Disparus s'offre une image plus luxuriante auprès du grand public avec sa seule voix. C'est ainsi qu'il nous émeut sur deux chefs-d'oeuvre du tandem Ashman/Menken : "Friend Like Me"/"Je Suis Ton Meilleur Ami", ainsi que "Prince Ali", remplis du style volatile et plein de calembours du regretté auteur.

En France, si Paolo Domingo s'en sort mieux pour Aladdin que Scott Weinger et Brad Kane, si le perroquet Iago met en lumière le comédien Eric Metayer, dans le domaine des voix sexy, Mesdames, voici pour vous Richard Darbois ! Cet ancien acteur de films érotiques qui a incarné Biff Tannen dans Retour Vers le Futur, doublé Schwarzenegger, Patrick Swayze dans Dirty Dancing, Harrison Ford dans Indiana Jones / la Dernière Croisade et Richard Gere dans Pretty Woman, montre combien il est versatile et doué, s'adapte aux frasques du Génie et il se met parfaitement à l'aise, n'étant pourtant pas chanteur de base, sur des mélodies bien tordues, celles des deux chansons suscitées.

Avec tant d'exubérance et de cartoonerie, ce personnage du Génie de la lampe (parmi les plus drôles de DISNEY) place Williams à un rang d'interprète particulier, insurpassable mais qui a trouvé un bel écho français. Darbois, qui se hisse au niveau des Carel, Dumat etc, sera aussi plus tard Buzz l'Eclair, Shan-Yu, Bruce le requin de Nemo... Et la parade du Prince Ali, inspirée de la "Marche des Eléphants" du Livre de la Jungle, nous enchante pour toujours avec sa richesse visuelle, son orchestre et ses choeurs imposants. Aux côtés de Williams et Darbois, un niveau classe plus froide mais tout aussi folle, celle de Jonathan Freeman (USA) et Féodor Atkine (France) pour Jafar qui reprend un bout de "Prince Ali" lorsque le Génie le change en sultan, en une variation courte mais malicieuse et prometteuse, avec un beau crescendo mélodique et une forte intensité orchestrale.

D'ailleurs, puisqu'on en parle : "la-la-sol dièse-la-mi-do-la-ré dièse", en voilà une sacrée trouvaille ! C'est ce que font les cordes sur le dernier chef-d'oeuvre signé Howard/Menken, mais le premier qu'on entend, "Arabian Nights"/"Nuits d'Arabie", au moment du refrain. Basse, petites percussions, congas et triangle, modes mélodiques orientaux de rigueur, et le narrateur qui nous ensorcèle. Le narrateur et chanteur, Bernard Alane en France, magistral (on le retrouvera pour un autre personnage haut en couleurs : Clopin dans le Bossu de Notre-Dame). Quand vous allez au cinéma pour la première fois voir un dessin animé en 1992 (film de l'année qui a le mieux marché, comme par hasard), quand vous prenez cette intro dans la figure et la voix glauquissime de la Caverne aux Merveilles sur grand écran, ça vous reste à jamais. "O nuits d'Arabiiiie...", quelle beauté !

Et en rapport avec cela, difficile d'éviter "A Whole New World"/"Ce Rêve Bleu", la chanson de princesse qui est aussi celle d'un prince pour le coup. C'est adorable, et là aussi les frissons viennent vite... "Je vais t'offrir un monde aux mille et une splendeurs...", aaah ! Ca ne rate jamais... Une des chansons qui sonne mieux en français d'un point de vue traduction, avec tout le respect qu'on doit à Tim Rice. Le monsieur aura le temps de nous émouvoir encore avec de belles phrases, deux ans plus tard. Et quelle mélodie ! Une fois de plus, merci monsieur Menken, voilà votre Oscar. Ces notes s'accordent fabuleusement avec le bleu du ciel sous la lune, les nuages et les étoiles. Pour ça, on pardonne à Aladdin de mentir à Jasmine, nouvelle jolie fleur qui porte l'esprit DISNEY.

Partagée entre la fraîcheur du swing "à l'ancienne" des chansons d'Aladdin et du Génie, et la magnificence de "Nuits d'Arabie" et "Ce Rêve Bleu", la bande sonore n'offre pas de temps mort. Les chansons sont extrêmement bien écrites et arrangées, c'est une comédie musicale "qui n'en a pas l'air", et tout comme le mélange dessin/images de synthèse, elle sent bon l'esprit 90's malgré les clins d'oeil au passé ; y compris la Petite Sirène, lorsque le Génie sort le homard Sébastien de son livre, les quatre premières notes de "Sous l'Océan" résonnent. L'orchestre tour à tour chaleureux et venteux (les transformations de Jafar) nous balance quelques moments dantesques comme les scènes de la Caverne aux Merveilles, lorsqu'elle apparaît au début, puis à l'intérieur. Le thème du tapis volant est d'une simplicité mêlée d'une émotion rare, décliné ensuite en variations comme c'est l'usage. Il n'y a donc une fois de plus, rien à dire, juste à écouter et revoir, encore et encore !

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   MARCO STIVELL

 
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- Alan Menken (compositions)
- Howard Ashman, Tim Rice (paroles)
- Danny Troob (arrangements, orchestrations)
- Michael Starobin (orchestrations)
- David Friedmann (direction de la chorale)
- Robin Williams (chant)
- Brad Kane, Lea Salonga (chant)
- Bruce Adler, Jonathan Freeman (chant)
- Orchestre Des Studios Disney


1. Arabian Nights/nuits D'arabie
2. One Jump Ahead/je Vole
3. One Jump Ahead/je Vole (reprise)
4. Friend Like Me/je Suis Ton Meilleur Ami
5. Prince Ali
6. A Whole New World/ce Rêve Bleu
7. Prince Ali (reprise)
8. A Whole New World/ce Rêve Bleu (reprise)



             



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