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DISNEY - La Bande à Picsou, Le Film : Le Trésor De La Lampe Perdue (1990)
Par MARCO STIVELL le 19 Février 2018          Consultée 263 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

La sixième année de la période Eisner de DISNEY, ou an II du nouvel âge d'or des studios, je l'avais un peu oubliée. 1990 voit la production de deux films coincés entre deux chefs-d'oeuvre, La Petite Sirène (1989) et La Belle et la Bête (1991). C'est une sorte de petite pause pour reprendre son souffle, à ne pas trop négliger toutefois, y compris au niveau musical.

Le Trésor de la Lampe Perdue, premier et seul long métrage adapté de la série TV La Bande à Picsou, illustre bien cette époque du début des années 90, quand les canards chéris de DISNEY étaient au plus fort de leur succès. Rappelez-vous, quand vous alliez chez le marchand de journaux de votre quartier, il y avait le Journal de Mickey, et à côté, le Super Picsou Géant, armes infaillibles anti-ennui notamment pendant l'été, des périodiques remplis d'aventures sympas en BD et de jeux/énigmes. Rappelez-vous de votre cousin à peine plus âgé, presque un ami mais ses collections étaient toujours beaucoup plus impressionnantes que les vôtres, au point de vous énerver !

Pour résumer l'histoire, l'oncle Scrooge McDuck/Picsou recherche le trésor de Cali Baba, aidé par ses neveux Huey/Riri, Dewey/Fifi, Louie/Loulou et Webby/Zaza, ainsi que l'aviateur Flagada Jones. Au moment même où ils le trouvent dans le désert égyptien, ils sont doublés par Dijon, leur guide, qui n'est autre que le sous-fifre de Merlock, un magicien puissant et affreux. En voulant lui échapper, la bande à Picsou emporte accidentellement une lampe mystérieuse, celle d'un génie qui exauce trois voeux. C'est cet objet-là que Merlock convoite précisément...

David Newman, en tant que responsable d'une partition presque totalement "illustratrice" (sans chanson), donne une couleur propre à ce film, avec des thèmes globalement réussis. En fait, on sent à travers celui-ci et le suivant combien DISNEY était marqué en 1990 et mieux que jamais par les productions de Steven Spielberg/John Williams. L'introduction archéologique – avec un visuel superbe digne du procédé Technicolor - renvoie naturellement aux meilleurs volets de la saga Indiana Jones (jusqu'au nom de l'aviateur Flagada), Les Aventuriers de l'Arche Perdue (1981) et La Dernière Croisade (1989). On pense aussi bien sûr ici à une ébauche du futur Aladdin (1992)...

Le cor anglais des premières secondes sur fond de cuivres majestueux avec le vol du busard sous le soleil brûlant ont quelque chose de poétique dans une histoire basée sur le burlesque et auquel il manque peut-être un peu la drôlerie d'un Donald Duck. La musique se fait ensuite héroïque, "à la Indy", pendant la recherche du trésor et la course-poursuite ; c'est d'une logique imparable, sans pour autant sonner plagiat. On retient le moment féérique lors de la première découverte importante, ainsi que le thème de flûte lorsque Picsou est triste, qui ferme la première partie.

D'autres idées font sensation, la trompette avenante de Canardville, le cor d'harmonie employé pour le génie, les hautbois baroques pendant le gala chez Picsou, les belles cordes lorsque celui-ci est emprisonné... Il y a toujours des renvois aux grands classiques, chose fort appréciable de la part d'un film réalisé par une équipe parallèle (DisneyToon Studios) d'autant plus que c'est bien fait.

D'un point de vue strictement musicien, l'ambiance orientale due à l'adaptation d'un conte des Mille et Une Nuits favorise l'emploi du lydien, un mode mélodique basé sur une dissonance remarquable, typique de l'univers choisi, et ça par contre, ça change, même si on en entendait un peu dans La Petite Sirène. Il est surtout présent lorsque l'action se dénoue. Pour émettre une réserve, on pourrait mentionner Merlock (doublé en français par Jean Topart, d'un niveau équivalent à celui de Philippe Dumat pour Picsou), plus grave et malsain. Un thème de méchant certes, mais moins marquant.

Le générique final, enfin, propose la chanson de la série baptisée "Ducktales" (choix anglais du titre, remplacé par "La Bande à Picsou" en français), composée par Jeff Pescito et chantée par Alan Young, la voix anglaise du vieil oncle milliardaire. Bien construite et efficace, elle repose pas mal sur des instruments programmés et un rythme rhythm'n'blues qu'on avait déjà su apprécier pour Oliver et Compagnie, avec un côté Elton JOHN loin d'être désagréable. Voilà pour ce film familial toujours plaisant, aux nombreux moments palpitants qui facilitent le sourire et drôles (mention spéciale au mot de passe du coffre-immeuble de Picsou et l'explication de la disparition de l'Atlantide par le génie !).

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   MARCO STIVELL

 
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- David Newman (direction musicale, orchestration)
- Jeff Pescito (composition)
- Alan Young (chant)


1. Ducktales (générique De Fin)
2. + Musiques Instrumentales Non-créditées



             



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