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DISNEY - Dinosaure (2000)
Par MARCO STIVELL le 12 Juin 2018          Consultée 124 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

Dinosaure est le film qui fait entrer DISNEY dans le nouveau millénaire. Les studios avaient prévu un film à la fin des années 80 qui n'avait absolument rien à voir, il devait être muet (!) et plus proche de l'univers du roman La Guerre du Feu. Le scénario repose sur le travail de Walon Green, qui avait travaillé pour Sam Peckinpah sur La Horde Sauvage en 1969. La copie est revue totalement, et les réalisateurs Eric Leighton et Ralph Zondag (ancien animateur de la série des Ewoks, de Fievel etc) préfèrent donner corps à une histoire d'animaux du paléolithique, surfant sur la vague de succès de Steven Spileberg avec sa saga Jurassic Park.

Pour illustrer cette histoire de dinosaures, les studios donnent carte blanche à James Newton-Howard, l'ancien clavier d'Elton John, qui a eu le temps de se faire un nom en tant que compositeur de musiques de films depuis le milieu des années 80 (Pretty Woman, Waterworld, Space Jam...). Il y a ici une intention d'amorcer un retour au style du Roi Lion, dans l'élégance de l'image qui est un mélange de prises de vue réelles pour les décors et d'images de synthèse. Dans la musique également, avec des arrangements aux couleurs d'Afrique réalisés par Lebo M ! C'est d'ailleurs une réussite dans le travail, mieux encore que les ambiances dites "de jungle".

On peut entendre ces dernières dès le générique du début, et chose curieuse, l'instrument soliste est une flûte irlandaise, bien que le procédé a souvent été utilisé depuis Le Roi Lion, encore l'année précédente avec Tarzan. Cet air rêveur est repris plus tard, au moment où les protagonistes arrivent au bout d'un tunnel. Les protagonistes, c'est d'abord Aladar (voix française de Bruno Choël, doubleur de Johnny Depp), jeune dinosaure enlevé aux siens et élevé par des singes, parmi lesquels l'insupportable Zini (Max Casella, doublé par Jamel Debbouze en français), un prétexte à humour facile dont la plupart des films se verront chargés – au sens alourdir – désormais.

Ensuite, d'autres dinosaures pour la migration vers la Terre des Nids (un lien important en filigrane avec l'Exode de la Bible), Neera la compagne d'Aladar, et surtout Kron (Samuel E. Wright qui avait été Sebastien dans la Petite Sirène ; en français le génial Richard Darbois, comme toujours) ainsi que son lieutenant Bruton (non-moins génial Marc Alfos, alias Russell Crowe/Gladiator la même année). Que reste-t-il, visuellement ? Des images belles à couper le souffle (la scène de la météorite particulièrement), une histoire sympathique quoique loin d'être passionnante, bref qui ne laisse pas autant sa marque en dehors de l'instantané. Et musicalement ? C'est la même chose.

Les bonnes idées se succèdent avec plus ou moins de régularité, chorale des femmes devant l'île dévastée par la météorite, thème optimiste et ample de la Terre des Nids, hautbois et choeur grégorien lors du dénouement final et émouvant... Ce dernier aspect se retrouve durant la marche de la troupe à travers le désert, on se laisse surprendre par un rythme électro à la ENIGMA mais aux couleurs d'Afrique ! Cependant, le deuxième plus grand continent de la planète n'est pas forcément plus présent que les paysages scandinaves ou écossais. Quelques splendides échappées à travers des sons et instruments nordiques (harpe) se laissent apprécier par endroits.

Il ne faut pas en attendre beaucoup plus, car dans les moments d'action surtout, le charme retombe. L'orchestre s'emballe, les percussions jouent fort, c'est devenu un passe-partout. Le générique de fin, seule chanson de l'ensemble, est interprété par ORANGE BLUE, un groupe pop allemand (puisqu'on parlait d'ENIGMA...). "Can Somebody Tell Me" est remarquable de sucrerie, pas si désagréable quand on retire tous les effets vocaux, le chant espagnol qui semble un brin forcé. Pas une grande chanson, assurément, mais toujours mieux que ce qui avait été réservé à Mulan !

Le nouveau millénaire est donc propice à un retour sur les origines, non celles de l'Homme. Souvenons-nous, outre Jurassic Park bien sûr, également du Petit Dinosaure, la série animée produite au départ en 1988 par George Lucas et Steven Spielberg ; de Dink le Petit Dinosaure... C'est à ne plus s'y retrouver, et DISNEY ne se démarque pas en termes de qualité, même pas pour l'innovation.

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   MARCO STIVELL

 
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- James Newton Howard (compositions, orchestrations)
- Brad Dechter, Jeff Atmajian (orchestrations)
- Fahrenheit (écriture chanson)
- Volkan Baydar (chant, écriture chanson)
- Ebenso Vince Bahrdt (claviers, batterie, écriture chanson)
- Lebo M (arrangements vocaux)
- Orchestre Des Studios Disney


1. Can Somebody Tell Me
2. + Musiques Instrumentales Non-créditées



             



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