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- Membre : Bande Originale De Film

DISNEY - Hercule (1997)
Par MARCO STIVELL le 3 Mai 2018          Consultée 196 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

À partir de 1997, DISNEY est dans une période de transition qui dure trois ans et qui amène au nouveau millénaire. Ce qui signifie une baisse de succès progressive, et au contraire, une présence ininterrompue de suites aux grands classiques, de type "vidéo" (non proposé sur grand écran au préalable), d'un niveau toujours moindre et pourtant comptés parmi les classiques dans la classification. Si la présence du second volet des aventures de Bernard et Bianca en 1990 se justifie sans problème, c'est déjà moins le cas avec les deux suites d'Aladdin en 94 et 96. En 97, on a Winnie l'Ourson 2 puis La Belle et la Bête 2 ; l'année suivante, ce dernier encore, ainsi que Pocahontas 2, Le Roi Lion 2, et tutti quanti de choses dont nous parlerons un jour.

La production des grands classiques, celle qui nous intéresse en priorité, commence à baisser en qualité avec Hercule, réalisé par nos chers John Musker et Ron Clements (La Petite Sirène, Pocahontas). Il ne s'agit pas de qualité au niveau de l'émotion ni de l'aventure, quoique l'humour commence à bien prendre le pas ici, mais bien du dessin. L'esprit cartoon que DISNEY maîtrisait tant vire ici au grossier, on remarque bien le changement, même si on apprécie le résultat visuellement parlant, sachant qu'il y a toujours de splendides peintures en fond. Et puis encore une fois, d'autres choses valent le détour, en images comme en sons.

C'est la voix de Monsieur Charlton Heston (on parle bien de l'acteur, le GRAND acteur et rien d'autre) qui introduit l'histoire du héros grec/romain à la force colossale. Fils de Zeus et Héra, il est rendu humain par seule volonté d'Hadès qui veut renverser les Dieux en profitant du retour des Titans. Mais Hadès, le Dieu des Enfers, n'a pas prévu que Hercule garderait sa force surhumaine. Le Dieu inquiétant mais surtout hilarant est doublé par Mister James Woods (Max, l'ami et rival de Robert De Niro/Noodles dans Il Etait une Fois en Amérique, dernier chef-d'œuvre de Sergio Leone en 1984, et il retrouve également De Niro et Joe Pesci dans Casino de Martin Scorsese en 95).

En France, c'est Dominique Collignon-Maurin, qu'on avait déjà rencontré plus jeune comme voix d'Arthur, dans Merlin l'Enchanteur de DISNEY (1963) et qui double Nicholas Cage, Mark Hamill dans Star Wars, Kevin Kline dans Un Poisson Nommé Wanda, Jeff Daniels dans Dumb and Dumber (le collègue de Jim Carrey), etc. Le doublage de Hadès, anglais comme français, délirant au possible, est l'un des meilleurs de l'histoire des studios, meilleur encore que celui de Danny DeVito et Patrick Timsit pour le satyre Philoctète qui forme Hercule. La mythologie est donc autant détournée que traitée avec fidélité (Philoctète est un héros de la guerre de Troie, c'est le centaure Chiron qui éduque les héros ; Héra n'a jamais paru aussi gentille, etc). La traduction est très casse-tête, difficilement compréhensible même pour un adulte, l'humour commence à sentir le lourdingue, mais l'esprit du film veut que tout passe au niveau des dialogues, ni plus ni moins que la musique.

Musique d'Alan Menken, une garantie d'excellence, ce que l'on pense au préalable. Et le thème d'Hercule parle de lui-même, celui repris dans la chanson "Go the Distance"/"Le Monde Qui Est le Mien", la chanson du héros, un air magnifique que l'orchestre joue dès le départ durant la narration de Charlton Heston. Evidemment, on pense aux envolées du Bossu de Notre-Dame (1996) en plus lumineuses, Menken ne dément pas sa réputation. En compagnie du parolier David Zippel cette fois, mais toujours avec l'aide de ses orchestrateurs-magiciens, Troob et Starobin (Michael Kosarin remplace David Friedmann pour la chorale), le compositeur offre des moments de bravoure. Le titre de Philoctete, "One Last Hope"/"Il Me Reste un Espoir", l'entraînement d'Hercule, est le seul à reprendre les éléments swing du DISNEY traditionnel en musique.

L'air le plus féérique demeure celui d'Hercule, par opposition à la bataille contre l'hydre de Lerne et la marche sombre des Titans (climax du film en termes de spectacle), au clavecin maléfique des Moires et aux ambiances glaciales du monde souterrain de Hadès. Menken élève le côté obscur de la partition à un niveau aussi haut que celui du film précédent. Et donc, c'est un air de prince et non de princesse qui brille particulièrement. Cela étant, la chanson de Megara, "I Won't Say"/"Jamais Je N'avouerai" est géniale, belle et délicieusement groovy, avec un arrangement de pop avec orchestre qui rappelle beaucoup les années 60 ou 70. Une réussite totale qui éclipse l'effort d'Esmeralda. Les "sha la la" finaux rappellent délicieusement "Kiss the Girl"/"Embrasse-la" dans La Petite Sirène, les chœurs des Muses achèvent de soulever des éléments de son Motown.

Et c'est là que la bande originale se démarque, grâce aux Muses, narratrices qui volent la vedette à l'ami Charlton au début du film en voulant dynamiser le ton, s'accorder avec l'humour et la légèreté globale. Menken nous prend à revers, en proposant du... gospel ! On connaît les anciennes comédies musicales, que ce soit West Side Story, Fame, Jesus Christ Superstar et tant d'autres, aux frontières du jazz, du rhythm'n'blues et de la soul music. Cependant, on ne s'attendait pas à le trouver chez DISNEY, et surtout pas dans un film sur la mythologie grecque ! En voilà une surprise !

La première partie du film enchaîne trois variations autour du thème de "Gospel Truth" (en français "Gospel Pur"), où affluent les canons féminins aux couleurs bien "black", sortis des "churches" (les églises) pour prendre un caractère dansant (ah, ces vocalises pendant que la caméra se rapproche du mont Olympe !), avant de mieux y rentrer pour le blues de Hadès, tandis qu'on nous promène à travers les mornes Enfers, à la rencontre des Moires. Si la traduction française révèle vite ses limites face à l'accent afro et aux rimes typiques, en anglais c'est un régal.

Pareil pour "la" chanson que tout le monde retient le mieux, "Zero to Hero"/"De Zéro en Héros", le moment où Hercule devient adulé par le peuple ; en dehors de son histoire personnelle, le film attire l'attention sur le thème de l'image, du rayonnement et qui dépasse les exploits physiques. La chanson est ultra-efficace, grâce aux chanteuses/Muses, mais aussi à l'orchestre et au déploiement des cuivres. Si DISNEY n'a que peu versé dans le rock'n'roll auparavant, le saxophone se lâche ici comme jamais, sur des développements rhythm'n'blues. Hercule est ainsi la suite d'Oliver et Compagnie (1988) pour cette ambiance très américaine, avec une force d'ébène pourtant luisante à souhait sur fond de mythes très "blancs" et qui n'ont rien à voir avec la chrétienté.

Même le final glorieux "A Star is Born"/"Une Etoile Est Née", lancé sur le même rythme, reste fort sympathique. On se demande ce que ça aurait donné si Lady Soul, la grande Aretha FRANKLIN, était intervenue. La bande sonore de ce film est luxuriante, et s'il y avait changement à opérer pour la suite chez DISNEY, ce n'était pas forcément de ce côté-là. Menken s'est renouvelé sans rien démentir de son talent, on ne le reverra hélas pas avant 2010 et Raiponce.

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- Alan Menken (compositions)
- David Zippel (paroles)
- Danny Troob, Michael Starobin (orchestrations)
- Michael Kosarin (direction de la chorale)
- Charlton Heston (voix)
- Roger Bart, Susan Egan (chant)
- Danny Devito (chant)
- Lillias White, Vanéese Y. Thomas (voix, chant gospel)
- Cheryl Freeman, La Chanze (voix, chant gospel)
- Roz Ryan (voix, chant gospel)
- Chorale Gospel
- Orchestre Des Studios Disney


1. The Gospel Truth I/le Gospel Pur
2. The Gospel Truth Ii
3. The Gospel Truth Iii
4. Go The Distance/le Monde Qui Est Le Mien
5. Go The Distance (reprise)
6. One Last Hope/il Me Reste Un Espoir
7. Zero To Hero/de Zéro En Héros
8. I Won't Say/jamais Je N'avouerai
9. A Star Is Born/une Etoile Est Née
10. Go The Distance (générique De Fin)



             



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