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- Membre : Bande Originale De Film

DISNEY - Raiponce (2010)
Par MARCO STIVELL le 8 Septembre 2018          Consultée 123 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

À la fin des années 40, le public amateur de DISNEY ne souhaitait qu'une chose : le retour des studios à des longs métrages de qualité après une série de productions gentillettes ; il fut exaucé avec Cendrillon, paru en 1950. Le sentiment demeure face à une série d'efforts plus dérangeants que gentils au cours de la seconde moitié des années 2000, et c'est avec un an d'avance sur les six décennies précédentes qu'on s'émerveille devant La Princesse et la Grenouille (2009). Que dire alors, lorsque Raiponce (Tangled en VO) arrive dans les rétines des enfants émerveillés, syndromes de Peter Pan par millions que nous avons su rester ?

Voilà à quoi ressemble un DISNEY de maître version 3D, procédé toujours contestable, naturellement moins beau que les anciens classiques, avec un humour parfois moins fin, mais ici ce n'est pas grave, tant c'est superbe. Ici, ce n'est pas Chicken Little ou The Wild, c'est un nouveau Blanche-Neige, un nouveau Cendrillon, capable de vous faire sourire aux anges et de vous tirer des larmes à foison. C'est une princesse, domaine chéri de DISNEY et mené à la perfection, genre adopté par vous-même depuis toujours et qui ne saura jamais vous faire aimer au-delà du raisonnable la virilité ou l'action testostéronée dans l'environnement culturel, ni vous dégoûter au moindre baiser tendre sincère et affiché, bien au contraire, et c'est pareil "en vrai" !

La route vers le pays des merveilles est présentement conduite par les réalisateurs Byron Howard (Volt, Star Malgré Lui) et Nathan Greno (scénariste de Frère des Ours), autant que le scénariste Dan Fogelman (Cars, Volt...) aidé par Mark Kennedy et Dean Wellins (La Princesse et la Grenouille). Les frères Grimm sont de nouveau à l'honneur, au travers de leur conte Rapunzel, Raiponce donc, paru en 1812 comme celui du film précédent, issu du recueil de l'Enfance et du Foyer.

Certains éléments sont communs, un roi et une reine qui perdent leur fille à la naissance, une femme méchante (Gothel) qui élève cette dernière recluse dans une tour, la longue chevelure de la belle que sa "mère" utilise pour aller et venir et la formule employée ("Raiponce, lance-moi ta chevelure !"), le prince attiré dans un piège à la fin. Cependant, et si le conte d'origine garde une belle fin, la version DISNEY, comme toujours, est moins violente et plus burlesque, libre dans tout ce qui concerne le développement intermédiaire. Les frères Grimm n'avaient pas imaginé cette scène des "étoiles" sur le lac du château, sommet de création visuel et musical. Et puisqu'on parle de musique, de points communs avec le passé, il y en a un de taille : Alan Menken.

Entrevu dans La Ferme Se Rebelle quelques années plus tôt, et pas au mieux de sa forme, le compositeur phare du deuxième âge d'or de DISNEY (depuis 1989 et pendant dix ans environ) vient donner la réplique à Randy Newman pour La Princesse et la Grenouille, dans un autre style classique et tout en prolongeant le plaisir lié à une recette unique. Dès la première scène de Raiponce, la douce mélopée "Flower, gleam and glow, let your power shine..."/"Fleur aux pétales d'or, répands ta magie..." nous donne des frissons, d'abord interprétée par la voix cassée de Gothel (Donna Murphy, en français Sophie Delmas pour les chansons tandis qu'Isabelle Adjani se charge des dialogues, dualité qui rappelle les premiers DISNEY) puis par celle de Raiponce.

Les jolies Mandy Moore et Maeva Méline, chacune dans sa propre langue, incarnent la princesse à très longue chevelure blonde avec brio, la première préférable pour son élégance distinguée, la seconde pour son timbre plus fluet et enfantin, au choix. Le retour à l'esprit comédie musicale, avec une touche d'Hollywood classique qui se fond dans le conte européen ancien, est une réussite totale. À la frontière de la musique traditionnelle slave et de la country, la chanson des brigands "I've Got a Dream"/"J'ai un Rêve", avec des voix masculines fortes et un ton polisson, offre une belle interaction avec les voix plus douces de Flynn Rider alias "le prince" (Zachary Levy, en français Emmanuel Dahl qui avait chanté le "blues" d'Hercule en 1997) et de Raiponce/Moore/Méline.

La pop-folk américaine ensoleillée de "When Will My Life Begin?"/"Où Est la Vraie Vie ?", air de princesse au tempo enlevé sur fond de basse, orgue et pedal-steel guitare très présents (miam !) ne détonne guère par rapport au music-hall ancien mâtiné de bel canto proposé par Gothel et son malicieux "Mother Knows Best"/"N'écoute Que Moi", lorsqu'elle tient à garder Raiponce sous sa gouverne. La collaboration de Menken avec Glen Slater (parolier) n'a rien à envier à celle d'il y a vingt ans, en compagnie du regretté Howard Ashman. Quant au merveilleux "I See the Light"/"Je Veux Y Croire" de la fameuse scène des lanternes, duo Raiponce/Flynn langoureux, il vaut bien un rêve bleu d'Aladdin et de Jasmine, preuve de splendeur inaltérable.

La partition est évidemment génératrice de quelques lieux communs comme une touche swing par là et, ailleurs, des explosions d'orchestre durant les scènes d'action. Cependant, certains "drames" en musique sont somptueux, depuis le piano-cordes gothique quand Gothel vole la fleur au début jusqu'aux dernières notes du générique de fin en passant par le thème émouvant du roi et de la reine inconsolables suite à la perte de leur fille. Lorsque Raiponce quitte sa tour, l'ambiance musicale évoque Pocahontas, Le Bossu de Notre-Dame. Spécificité d'ensemble, l'orchestre est souvent rythmé par un tambourin visant à apporter une consonance médiévale.

Menken, flanqué de ses anciens partenaires Michael Starobin et Danny Troob aux arrangements comme à la grande époque, ainsi que le chef d'orchestre Michael Kosarin font très fort. On ne compte plus les interventions judicieuses de guitare acoustique arpégée avec une intention proche du madrigal d'antan aussi bien que du travail de Mark Knopfler, leader de DIRE STRAITS pour le film The Princess Bride de Rob Reiner (1988), autre pierre angulaire du conte féérique, tendre et humoristique, soumis au 7ème art. Et puis il y a cette danse nordique/celtique, avec sa mélodie en mixolydien (do-ré-mi-fa-sol-la-si bémol-do, un de mes schémas sonores favoris) lors de l'arrivée au château, le jour, où Raiponce se met à danser. Ni Merlin l'Enchanteur, ni Robin des Bois, ni Taram et le Chaudron Magique ne sont allés aussi loin dans ces couleurs authentiques.

On peut mentionner encore le générique de fin, "Something That I Want"/"Je Voudrais", retour à une pop féminine ciselée, soutenue par un rythme twist et 60's inattendu, mais génial. Il y a tout ce qui fait que cette bande originale, signée par un grand monsieur, est digne de l'histoire en images qu'elle habille, un travail de maître. L'élue de mon coeur, qui n'aimait pas les DISNEY des années 2000, m'avait dit dès le début de notre rencontre qu'elle avait adoré Raiponce et Rebelle (note : le suivant), "surtout Raiponce qui est magnifique !". Entre princesses, il n'y a pas de secret.

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   MARCO STIVELL

 
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- Alan Menken (compositions, direction musicale)
- Glen Slater (paroles des chansons)
- Michael Kosarin (direction orchestre et chorale)
- Kevin Kliesch (arrangements orchestraux)
- Michael Starobin (arrangements des chansons)
- Danny Troob, Jennifer Hammond (arrangements additionnels)
- Mandy Moore, Donna Murphy, Erin Fitzgera (chant)
- Zachary Levi, Brad Garrett (chant)
- Orchestre Des Studios Disney


1. Prologue
2. When Will My Life Begin?/où Est La Vraie Vie ?
3. Mother Knows Best/n'écoute Que Moi
4. When Will My Life Begin? (reprise)
5. I've Got A Dream/j'ai Un Rêve
6. Mother Knows Best (reprise)
7. I See The Light/je Veux Y Croire
8. Healing Incantation/l'incantation De La Guérison
9. The Tears Heals/les Larmes D'or
10. Something That I Want/je Voudrais (générique De Fi
11. + Musiques Instrumentales Non-créditées



             



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