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- Membre : Bande Originale De Film

DISNEY - Ratatouille (2007)
Par MARCO STIVELL le 31 Août 2018          Consultée 78 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

Ratatouille est beau, mais je n'aime pas beaucoup Ratatouille. L'impression est chaque fois la même : trop imprégné par la Capitale au regard d'un farouche provincial ; trop "voilà ce qu'est la France pour le monde entier" (on dit que c'est cliché, mais sur le plan médiatique, d'abord chez nous, ce n'est pas près de s'arranger), à savoir un rayon de quelques kilomètres autour de la tour Eiffel, quand Les Aristochats - et La Belle et la Bête - faisaient preuve de modération bienvenue. La cuisine française ? Autour de Lyon, dans le Sud-Ouest, elle n'est pas moins mauvaise et on trouve aussi plein de grands artistes des fourneaux.

Oui mais voilà, Ratatouille, neuvième création longue de Pixar en 2007, est beau car plein de poésie, de belles choses - une vue de millions de toits éclairés la nuit, c'est beau ! - et même si le nom du personnage principal, Linguini, donne envie de se replonger dans la gastronomie transalpine plutôt que dans l'hexagonale, c'est un bel hommage à cette dernière et à Bernard Loiseau, ici Gusteau. Le réalisateur Brad Bird signe un effort plus qu'honorable, surtout quand on sait qu'auparavant et dans un tout autre style, il a fait Les Indestructibles, et surtout que Pixar vient de perdre deux éléments historiques et essentiels, Joe Ranft et Dan Lee, tous deux décédés.

Rémy, un rat fin gourmet et passionné de cuisine, se retrouve un jour privé de sa colonie et débarque dans la vie d'Alfredo Linguini, un garçon qui vient d'être employé comme commis aux poubelles chez Gusteau, un des restaurants les plus prestigieux de la Capitale. De plus, il se trouve que Linguini est lié à Gusteau (défunt) plus que par sa famille, mais le chef actuel, Skinner, ne l'entend pas de cette oreille... Dans les acteurs, on rencontre deux têtes d'affiche en V.O. : pour Skinner, Ian Holm (Bilbon Sacquet dans le Seigneur des Anneaux, entre nombreux autres rôles joué par le ténébreux) et Peter O'Toole (Lawrence d'Arabie...) en critique Anton Ego.

Côté France, le même Ego est incarné par l'excellent Bernard Tiphaine, le chef Gusteau par monsieur Jean-Pierre Marielle, tandis que la voix du rat Rémy revient à Guillaume Lebon, également doubleur de David Thewlis, alias Remus Lupin dans la saga Harry Potter. Bande sonore de qualité donc, du point de vue des dialogues. Quant à Colette, seul personnage féminin relevable, c'est la chanteuse Camille que l'on a invitée à pousser également la chansonnette. Esprit parisien oblige, prestige et caractère populaire néanmoins, la chanson "Le Festin" (deux fois jouée, dont générique de fin) est faite de variété ancienne tendance Berthe Sylva et Edith Piaf. La chanteuse, ayant acquis sa voix de maturité après deux albums, lui ajoute une gouaille bien locale, déployée largement sur fond de piano et de valse au parfum de pavés et de boulevards.

La seule chanson de la bande originale charmera ainsi les amateurs de ce folklore, dans lequel la partition de Michael Giacchino (Les Indestructibles également) puise allègrement. Qui dit Paris, pavés etc, dit accordéon. Il n'est guère étonnant de retrouver cet instrument en conducteur, quoique la clarinette le précède au tout début pour une reprise de "La Marseillaise". Le basson, la contrebasse, le saxophone, le vibraphone, la flûte, le violon et le célesta occupent aussi une part importante à tour de rôle, signe d'un enchantement versatile mais fortement imprégné de nostalgie, et toutefois rondement mené. La guitare classique, si chère à Giacchino, s'invite à deux ou trois moments et le hautbois, instrument-roi quasi absent pour le coup, fait office de dénouement : lorsque Rémy est enfermé dans la cage avec Gusteau, avant la fin.

Le jazz "entre deux guerres" se voit remis à l'honneur, tout comme les cordes ou instruments à vent qui détournent à loisir le "Vol du Bourdon" de Rimski-Korsakov, marque des films DISNEY les plus anciens, ici avant tout pour souligner les courses de Rémy le rat dans les tuyaux. Ce n'est pas sans rappeler non plus le très bon film comique La Souris de Gore Verbinski (1997). Django Reinhardt a également droit à son hommage, par les rats eux-mêmes. En tout cas, on s'en délecte, et Giacchino ne se prive pas pour ajouter sa patte habituelle, faite de rythmes latino allant de la bossa-nova à la salsa en passant par le Mexique (note pour DISNEY/Pixar : penser à faire un jour un film sur ce pays, rien que pour lui !), percussions pour la séquence des ris de veau, tango au piano pendant l'échange houleux Colette/Alfredo... C'est fort, très beau. Et ça explose pendant le générique avec une basse qui claque, gaiement.

J'émets une réserve pour la chanson de Camille (des chansons sur Paname, il y en a de belles, foi de péquenaud provençal pas gentil avec la Capitale ; là c'est mignon mais inutile d'en faire trop, Madame !) et aussi un développement moins intéressant de la partition une fois passé le deuxième tiers du film. Cela arrive parfois, rien de méchant. Giacchino peut se féliciter, tout comme son chef d'orchestre Tim Simonec qui réussit particulièrement les cavalcades d'orchestre, pleines de finesse (la scène de la vieille dame au fusil qui chasse les rats, au début). C'est à voir et à apprécier... avec modération, comme ce qu'on nous met dans l'assiette, mais pour sûr, musicalement comme visuellement, ça ne manque pas de goût !

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   MARCO STIVELL

 
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- Michael Giacchino (compositions, direction musicale)
- Tim Simonec (orchestrations)
- Larry Kenton, Jack J. Hayes (orchestrations additionnelles)
- Camille (chant)
- Orchestre Des Studios Disney


1. Le Festin
2. + Musiques Instrumentales Non-créditées



             



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