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DISNEY - La Planete Au Trésor : Un Nouvel Univers (2002)
Par MARCO STIVELL le 6 Juillet 2018          Consultée 89 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

Dans le genre film de S.F. d'animation inattendu, et peut-être plus encore chez DISNEY, La Planète au Trésor : un Nouvel Univers (Treasure Planet) est une digne suite au brillant Lilo & Stitch en cette année 2002, décidément riche en surprises.

Je voudrais bien connaître le moment où, sortis de la confection d'Hercule (1997), nos chers réalisateurs John Musker et Ron Clements se sont dit : "Vu que ça parle déjà beaucoup de mer et d'îles dans Atlantide, le Monde Perdu et Lilo & Stitch, faisons différemment". Ce qui n'est pas réellement possible, techniquement, puisque les films se développent tous plus ou moins en même temps, avec des virages brusques adoptés parfois à un stade avancé.

Surtout, DISNEY avait déjà rendu hommage à Robert-Louis Stevenson et son mythique L'île au Trésor (1883) en produisant l'un de leurs meilleurs films en prises de vue réelles, celui de Byron Haskin avec le jeune acteur fétiche des studios à l'époque, Bobby Driscoll. L'idée de transposer tout le scénario dans l'espace, avec des bateaux volants et un peu plus de machinerie moderne, sans dénaturer le concept de base et sans être originale en ce début d'années 2000, n'en reste pas moins une belle surprise, franchement séduisante. Qui plus est, avec des animaux anthropomorphes, ce n'est plus vraiment l'usage !

On retrouve donc Jim Hawkins (voix de James Gordon-Levitt, en français David Hallyday), Long John Silver (voix de Brian Murray, doublé par notre cher Jacques Frantz) et toute une clique de personnages marquants, à défaut d'être attachants. C'est-à-dire qu'un ou deux écueils auraient pu être évités, comme le robot B.e.n. plus irritant qu'autre chose (en VF, Loránt Deutsch, choix assez bancal, de même que Michèle Laroque pour le capitaine Amelia, Emma Thompson à l'origine !), et le pirate qui s'exprime en flatulences, style d'humour à la Pixar qui alourdit grandement un DISNEY. Heureusement que côté son, il y a de l'élégance, du Jean Topart (narrateur), du Bernard Alane (voix du Docteur Doppler) et une empreinte musicale signée James Newton-Howard.

Venons-en à la partition de celui qui enchaîne les projets similaires, peut-être trop ! Au moins, les anciens films DISNEY étaient espacés dans le temps, et là où La Planète au Trésor aurait pu être simplement magnifique sur toute sa longueur, il souffre de quelques failles dont la seconde moitié est révélatrice, quand ce ne sont pas des silences étirés. C'est après la disparition de Mr. Arrow en fait, l'arrivée sur la planète à la jungle, la rencontre avec B.e.n... De la musique juste pour en mettre, sans un réel soupçon d'âme, y compris lors de l'affrontement final.

La chanson du film s'appelle "I'm Still Here", interprétée par John Reznik, en français par David Hallyday ("Un Homme Libre"), et fort sympathique, accompagnant le rapprochement entre Jim et Long John Silver et reprise ensuite au générique de fin. Les accents folk-rock, ici traités de manière lente, sont dynamisés lors de la conclusion de l'histoire par la chanson du groupe anglais BB Mak, "Always Know Where You Are" avec des intonations californiennes elles aussi très convaincantes. Cela apporte une fraîcheur adaptée au thème du film, et on apprécie que les génériques DISNEY de cette époque (tout comme Lilo & Stitch) se sortent de la période nu soul/r'n'b.

Si Newton Howard rate la presque totalité de la seconde partie de cette oeuvre, il évite le cliché du folklore pirate et ce n'est qu'au moment de la séparation de Jim et Silver qu'on entend un accordéon, synthétique d'ailleurs. Cependant, à la fin et comme au début, le compositeur et l'orchestre nous régalent de quelques thèmes nordiques / celtiques, du simple violon gracieux soliste au quadrille enjoué, de quoi renforcer l'unique plaisir ressenti pour Taram et le Chaudron Magique en 1985 ! Le whistle irlandais a la part aussi belle que le hautbois heureusement inévitable, à divers moments. On se délecte également des airs rêveurs aux choeurs au moment de la découverte de la carte du ciel et l'appareillage, de rares montées orchestrales à trois temps épiques et superbes. Et bien sûr quand même, d'un ou deux chants de pirates, mais plus subtils que d'ordinaire !

Le film n'est donc pas un chef-d'oeuvre et c'est regrettable. Il ne se concentre pas assez sur le registre sérieux et l'humour plus fin, quitte à faire moins rire les enfants. Un semi-échec commercial en prime, qui amène l'écartement de deux réalisateurs talentueux (ils prendront leur revanche en 2009 !) mais il y a néanmoins du plaisir à le revoir. La musique, équilibrée entre moments d'orfèvre et long creux, ne dépasse le stade médiocre que grâce à ses deux chansons réussies.

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   MARCO STIVELL

 
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- James Newton Howard (compositions)
- Alasdair Fraser (fiddle)
- John Rzeznik (chant, écriture chanson)
- Bb Mak (chant, instruments, écriture chanson)
- Orchestre Des Studios Disney


1. I'm Still Here/un Homme Libre
2. Always Know Where You Are (générique De Fin)
3. I'm Still Here (reprise) (générique De Fin)
4. + Musique Instrumentales Non-créditées



             



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